Vous souvenez-vous du Serpent à Plumes en 1988, quand c’était une revue ?

Le Serpent à Plumes
Le Serpent à Plumes, n. 2, 50F

Le thème était clair : des récits et fictions courtes. Le format était original : chaque nouvelle était imprimée sur des feuilles A4 indépendantes les unes des autres. Le tout était glissé dans une pochette plastique. Il n’y avait aucun essai, aucune introduction, aucun accompagnement : juste six ou huit nouvelles sur des feuillets de beau papier, avec une jolie image sur la page A4, elle aussi volante, de couverture.

C’était clair, net, forme et fond.

Aujourd’hui, il me semble qu’il y aurait de la place pour tenter quelque chose qui aurait quelques caractéristiques similaires. Que le contenu soit clair : il s’agit de récits et fictions courtes, de 4 000 à 6 000 mots. Que la forme corresponde au projet, avec chaque mois un objet numérique bien fait, et en fin d’année un objet papier de bonne qualité, proposé dans un mode de diffusion original.

Faute d’avoir le temps de faire une maison d’édition en bonne et due forme qui réaliserait ce projet et publierait les textes des autres, j’en fais ici une version réduite, un projet pilote si on veut, qui s’appuie sur mes propres récits et fictions courtes.

J'alterne ici, tous les quinze jours, la publication d'une fiction courte et de n'importe quoi.

Commençons par le n'importe quoi : Cuisine. C'est l'intitulé d'un livre d'Antoine Emaz, où il a collecté des notes qui tracent comme l'arrière de la tapisserie que sont ses recueils de poèmes. L'envers du décor. Pas un journal, une arrière-cuisine où se prépare le texte. Une fois par mois, on se retrouvera dans la mienne pour parler boutique.

Et en alternance, donc, un travail de fiction, qui représente en général une unité de lecture d'environ vingt minutes.